s'interroge: s'agit il de racisme , d'une remise
en cause des doits de la presse ou les raisons de cette discrimination sont elles si peu avouables qu'aucune explication n'en a été fournie?
a envoyé une lettre ouverte à PascaL Lamy, restée jusqu'à ce jour sans réponse:Monsieur le Directeur Général,
Il m’a été donné de constater, à maintes reprises, et avec regret, une discrimination de votre Service de Presse à mon égard.
La dernière en date : le vendredi 25 juillet où je me suis rendu à l’OMC le soir pour suivre les travaux, comme une bonne partie de la presse internationale accréditée à l’ONU.
Quelle ne fut pas ma surprise quand, arrivé au seuil de la porte et après avoir bien montré mon badge - ONU, du reste très visible car accroché au cou, un des agents m’a dit « OK, c’est bon ». Et au moment de franchir la porte, un autre est intervenu pour me demander de montrer mon badge, ce que je fis, alors qu’il était à 50 cm de son collègue.
Le deuxième homme proposé à la sécurité m’a dit que j’avais « besoin d’une deuxième accréditation ». J’ai alors dit « Ok, et c’est où? ». Il m’a montré le bâtiment préfabriqué à hauteur de l’entrée.
J’y ai trouvé deux femmes et deux hommes, l’une au téléphone, les trois autres en train de parler. Je me suis alors, présenté et ai expliqué la situation. Celle qui s’occupait de la presse était au téléphone, m’a –t- on signalé. J’ai demandé si les autres pouvaient s’occuper de moi.
On m’a dit que pour la presse, il y a une personne indiquée : celle, donc, au téléphone. Après son coup de fil, cette dernière, m’a tout simplement dit qu’elle attendait un téléphone. Elle ne m’a même pas demandé ce que je cherchais. Je suis sorti, le temps d’une attente au délai improbable, joindre au téléphone mes collègues qui étaient déjà à l’intérieur du bâtiment pour savoir si des conditions nouvelles avaient été édictées à mon insu.
C’est à ce moment qu’un autre Monsieur de la sécurité est venu me demander d’un ton sec et arrogant, et en me poussant, de sortir du périmètre de l’OMC. Je lui ai dit que j’attendais une réponse. Il a continué à me pousser. Je lui ai dit de ne pas me toucher et de ne pas, par ailleurs, me parler sur ce ton. J’ai rejoint alors le bâtiment pour les accréditations. Il m’a poursuivi et là, les deux hommes qui y étaient et qui disent, finalement, travailler pour la sécurité, m’ont empêché de pénétrer dans le bâtiment. D’ailleurs, l’un d’eux a proclamé qu’il était Sénégalais comme moi. Il m’a dit que comme « je suis énervé, il ne me laissera pas entrer ». Je lui ai dit « je m’en fous qu’il soit Sénégalais, pour moi ce qui importe, ce sont les principes. Ai-je le droit ou non d’entrer dans l’immeuble comme mes confrères ? ».
Un des responsables de la sécurité est alors venu me demander ce que j’attendais ; je lui ai expliqué ce qui se passait et lui ai fait part du comportement agressif de son collègue. Il m’a dit « vous voyez que moi, je ne le suis pas ». J’ai acquiescé. Il m’a dit d’attendre qu’il aille se renseigner. Il est revenu pour me dire qu’on lui a dit que « l’accès m’a été refusé ». Par qui ?
JE N’AI ALORS OPPOSE AUCUNE RESISTANCE NI PROFERE AUCUNE PROTESTATION.
JE SUIS SORTI SOUS LES REGARDS, COMME UN MALFRAT, DU BATIMENT DE L’OMC.
Sur le chemin du retour à l’ONU, des collègues européens rencontrés se sont indignés et m’ont dit « NON, seul le badge ONU suffit ». Ce que je savais, du reste, car lors de nos briefings à l’ONU, ce fait nous a été rappelé.
Le Service de presse de l’ONU m’a dit que j’étais bien dans mon droit.J’ai laissé par ailleurs un message à M. Rockwell. Sans réaction de sa part.Monsieur le Directeur Général, je voudrais vous demander :
-1- Une confrontation d’homme à homme avec ceux qui m’ont interdit l’accès pour corroborer ou infirmer mes propos
-2- Si c’est vous qui avez donné des ordres discriminants envers moi, pour quelles raisons ?
Dans l’espoir d’une clarification de cette situation, je vous prie d’agréer, M. LAMY, l’expression de mes sentiments distingués.
L’Intéressé :
M. NDOYE, El Hadji Gorgui Wade
Directeur de publication
"ContinentPremier"
Site Internet : http://www.continentpremier.com
Tél- B- +41 22 917 37 89
Mobile +41 76 203 61 62
Salle de Presse No 1
Palais des Nations - Unies
BOX - NO - 35
8 Avenue de la Paix
1202 Genève - Suisse
Aussi, tout journaliste encarté qui se respecte, peut être confronté un jour à ces difficultés là, l’effet ‘’11 Septembre 2001’’ n’étant pas étranger à cette situation…
Mais, quand il s’agit d’une toute autre raison… Là, il y a de quoi s’inquiéter !
(Voir
l'article)
Genève, le 26 août 2008
A Monsieur Doudou Diène,
Rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée.
M. le Rapporteur,
J’ai le regret de m’adresser à vous pour me plaindre d’un traitement ouvertement discriminant de la part de l’organisation mondiale du commerce (OMC) à mon égard. (Voir la lettre jointe adressée à M. Pascal Lamy directeur général de la dite organisation.).
Depuis le 29 juillet, mon courriel adressé à M. LAMY n’a pas eu de réponse. Est-ce encore une négligence ou de l’indifférence de sa part car c’est simplement un petit journaliste du Sahel qui se plaint ?
Pourtant, ce que je demande au Directeur général de l’OMC, est très simple :
« Pourquoi alors que tous les journalistes accrédités à l’ONU et qui s’intéressent à l’OMC pouvaient-ils avoir accès ce jour-là au bâtiment de l’organisation alors que cet accès m’a été refusé ?».
Sans réponse de sa part, j’ai décidé de vous contacter en attendant que mes avocates fassent de leur côté ce que la Loi suisse recommande en de telles situations.
Je voudrais préciser que je n’ai jamais insulté personne dans mes articles. Je n’ai jamais frappé personne dans les lieux où j’ai été invité comme journaliste. Et Dieu Sait je suis souvent invité partout où l’avenir de ce monde se décidait et que la presse y était invitée.
Cette attitude discriminante de l’OMC que dirige le Français Pascal Lamy est d’ailleurs dénoncée par d’excellents journalistes occidentaux comme africains soucieux de l’équité, de la justice et de la liberté d’expression, pierre angulaire de la Démocratie. Par ailleurs des organisations de la société civile en Suisse et en France m’ont exprimé toute leur sympathie et se disant prêtes à soutenir toute action que j’envisagerai pour faire respecter ma liberté et ma dignité bafouées par Pascal Lamy et ses services.
Il est par ailleurs clair que je ne suis pas à Genève, en tout cas pas comme journaliste, pour compléter un patchwork, servir d’alibi pour qu’on dise : « Voyez, il y a même un journaliste africain ». Non, je ne peux servir d’alibi à une certaine présence de l’Afrique au sein de la presse mondiale au sein des Nations Unies ou des organisations internationales basées en Suisse. Je ne dois rien à personne ! C’est l’occasion par ailleurs de souligner toute la coopération intellectuelle et le respect que je jouis auprès des autorités et médias suisses qui me font entièrement confiance.
Pour votre information, j’ai été même copté par l’Ecole de Formation des Journalistes à Lausanne (CRFJ) pour donner mon regard depuis 4 ans sur le traitement de l’information africaine par les médias suisses dans le cadre de l’Option Internationale.
Je pratique mon métier avec Passion, Courage et beaucoup de sacrifices pour que l’Afrique ne sombre pas dans l’isolement et que notre presse ne soit pas obligée de recopier des dépêches et autres articles qui ne prennent pas en compte les questionnements du Continent premier. Le cas du coton est exemplaire !
Est-ce le fait de traiter l’information mondiale avec une perspective africaine en toute objectivité qui irrite certains qui voudraient ainsi mettre mon intelligence entre parenthèses afin d’avantager certains journalistes et autres agences de presse occidentales qui pourront vendre « leur unique papier » et imposer leur vision du monde à l’Afrique noire ?
J’ai été déjà calomnié à l’ONU en 2005 par méchanceté et par jalousie. J’avais pardonné en allant me recueillir au Sénégal devant la tombe de ma mère. Le complot ourdi s’est retombé contre ses initiatrices et initiateurs. Je leur avais donné rendez-vous devant l’Histoire. Elle m’a donné Raison. Cette fois, je fais face à une arrogance injustifiée et je me battrai avec les moyens de la Civilisation pour mes Sœurs et Frères d’Afrique. Pour Demain !
Espérant que le Rapporteur des Nations Unies se saisira de cette Affaire, je vous prie de croire Monsieur Diène à l’expression de mes sentiments respectueux.
Le Plaignant
El Hadji Gorgui Wade NDOYE, Directeur de publication du magazine panafricain en ligne ContinentPremier.Com
CJ : - Lettre adressée à M. LAMY
- lettre reproduite par des sites en Afrique et en Europe reprenant mon blog avec les commentaires des internautes.
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