Texte de l'intervention de Samir El Bakkali lors de la réunion sur l'avenir des quartiers nords à La Maison Bleue:
Mercredi 07 Novembre, l’avenir du Canton
Nord :
Avant tout je tiens à remercier les membres de bureau de l’ass. Clermont Avant Tout, le Dr Jean Pierre Brenas (qui va nous
rejoindre après), Mme Nicole Barbin., Mr Jean noël Delorme et tous les autres membres qui ont collaboré à la réalisation de cette rencontre, je remercie pour leur présence les habitants des
quartiers, et toute l’assistance
L’objectif de cette rencontre, c’est l’avenir du Canton Nord et surtout vos témoignages et vos
propositions.
Je rappelle, si besoin est, que les élections municipales et cantonales auront lieu les 9 et 16 mars
2008.
Sans monopoliser la parole je vais vous dire un mot, chers amis (es) , sur les
rôles et pouvoirs du département donc du conseiller général.
La France compte actuellement 100 départements, dont
96 en métropole et 4 outre-mer,
1982- La loi de décentralisation du 2 mars 1982, transfère l’exercice de certain pouvoir départemental du préfet au Président
du Conseil général. Les compétences du Conseil général touchent à la vie quotidienne des citoyens.
Quels sont les pouvoirs du département ?
Le département apparaît comme le principal bénéficiaire des transferts de compétences effectués depuis 1982. Ainsi il exerce des responsabilités
dans les quatre domaines d’action suivants, le principal étant l’action sociale :
1- L’action sociale et sanitaire
Les actions sociales sont diverses :
- l’aide sociale à l’enfance (ex : gestion des
dossiers d’adoption, soutien aux familles en difficultés financières) ;
- l’aide aux personnes handicapés (ex : politiques d’hébergement et d’insertion
sociale) ;
- l’aide aux personnes âgées,
- l’insertion sociale et professionnelle : après avoir pris en charge uniquement la
partie insertion du revenu minimum d’insertion (RMI), le département pilote intégralement ce dispositif depuis la loi du 18 décembre 2003 décentralisant le RMI (ouverture des droits, conditions
de versements des allocations, radiations, insertion).
Par ailleurs, la loi du 13 août 2004 crée dans chaque département un fonds d’aide aux
jeunes (FAJ) placé sous l’autorité du président du conseil général, qui se substitue aux précédents FAJ, institués par la loi du 29
juillet 1992, qui étaient cogérés avec l’État. Ces nouveaux FAJ sont toujours chargés de favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes
en difficulté, âgés de 18 à 25 ans, en leur attribuant des aides et en leur apportant des secours temporaires en cas de besoins urgents.
- l’aide au logement : avec la création dans chaque département, depuis la loi du 13
août 2004, d’un nouveau fonds de solidarité pour le logement,
- la protection judiciaire de la jeunesse
Dans le domaine sanitaire, le
département est notamment responsable de la protection sanitaire de la famille et de l’enfance.
2- L’aménagement de l’espace et l’équipement
3- L’éducation, la culture et le patrimoine : notamment les collèges en matière de
locaux,
4- Les actions économiques
Depuis 1983, le département pouvait attribuer des aides directes au développement économique. Depuis la loi du 27 février 2002 portant sur la
démocratie de proximité, il peut, tout comme les communes et leurs groupements, participer au financement des aides directes aux entreprises, définies par le conseil régional, dans le cadre d’une
convention passée avec la région. Le département peut aussi attribuer des aides indirectes aux entreprises. La loi du 13 août 2004, lui permet désormais, en plus de la participation au
financement des aides économiques aux entreprises, de mettre en œuvre ses propres régimes d’aides avec l’accord de la région qui coordonne sur son territoire les actions concernant le
développement économique.
D’après le rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles du 09 novembre
2006 :
Entre 2003 et 2006, les écarts se sont globalement creusés entre les quartiers classés zones urbaines sensibles (ZUS) et les autres parties des
agglomérations auxquels ils appartiennent.
Ainsi, parmi les habitants des ZUS ayant un emploi et diplômés du supérieur, la moitié seulement accède à des postes de cadre ou de catégorie intellectuelle supérieure, contre les deux tiers pour
les habitants d'autres quartiers.
Et en moyenne, le taux de chômage dans les ZUS est plus de deux fois supérieur à celui des
autres quartiers. Il atteint ainsi 22% en 2005, soit une progression de deux points par rapport à 2003, alors que le niveau de chômage est
resté sensiblement stable dans les autres quartiers, à 10,5%.
A propos de notre Canton Nord, le bilan est plutôt négatif. Depuis plusieurs années nous constatons que nous sommes écartés des actions que dois
normalement mener un conseiller général dans son canton.
Vous êtes ici pour la plupart, voir la majorité, déçu par cette politique, vous avez un savoir faire, des idées, des projets mais vous êtes bloqués
car il n’ y a aucun suivi, ni soutien. Vous êtes spour intégrer des écoles supérieures mais au court de votre cursus vous êtes touchés par le
manque de moyens, et de nombreux jeunes ont dù abandonner…
Nous avons dans le canton qui se trouve en zone franche, un grand potentiel de main d’œuvre
qualifiée, mais oubliéee, mal informé et qui ne profite pas de cette opportunité.
Mes amis... Nous les habitants des quartiers Nord, nous sommes le poumon de ce canton, nous devons
être impliqué de près dans la politique locale, dont il faut que le choix soit basé sur l’aspect socio-humain, géographique sans oublier la diversité des personnes qui nous
représentent.
Nous ne sommes pas, pour reprendre les propos d’un conseiller
municipal socialiste, des gens à qui ils ont l’habitude de donner des maisons à la Plaine ou de donner du travail et qui maintenant voulons être comtes à la place du
comte… ».
Monsieur le Conseiller qui se dit socialiste, nous sommes des
citoyens français qui veulent s’impliquer (et qui en ont les moyens) dans la vie politique locale, régionale et nationale. Le social et la politique ne sont pas une propriété privée de ceux qui
se proclament socialistes..
Au delà des tendances politiques, nous devons choisir et soutenir des personnes qui ne cherchent pas à satisfaire des intérêts personnels mais
qui travaillent en collaboration avec les habitants pour mieux vivre dans le Canton.
Aujourd’hui il y a urgence dans notre canton pour dénoncer et faire changer une situation installée depuis longtemps. Ce changement est possible si
nous travaillons ensemble et si nous militons dans l’intérêt de tous sans aucun favoritisme.
Pour info voici quelques
chiffres :
Dans le Canton Nord au mois de juin 2007, nous étions 9502 Inscrits,
Le Taux des Participation à la dernière échéance politique juin 2007 (les législatives) étais de 49,99
٪ avec 4750 Votants soit une abstention plus de 50%.
Mes amis (es) je vous laisse la parole pour témoigner et vous exprimer sur l’avenir de notre Canton.
Commentaires