Jean Pierre Brenas sur son blog de campagne s’est étonné
récemment de l’appui très marqué du tissu associatif à la candidate socialiste de Clermont-Centre en s’interrogeant sur les relations qui doivent exister entre associations et politiques, ces
derniers étant d’éventuels pourvoyeurs de fond des premières…
Les réactions très vives n’ont pas tardé comme si toucher au sacro-saint pré-carré des relations du PS avec certaines associations relavait du
crime de lèse majesté, pour ne pas dire d’atteinte au « droit » de tout verrouiller … Tout verrouiller ? C’est bien, en fait, de cela qu’il
s’agit !
Les subventions aux associations, légitimes dans leurs fondements, sont devenues pour les élus, tels les publi-rédactionnels dans la presse
écrite, une manière déguisée de s’assurer une clientèle électorale.
Une illustration flagrante en est la foultitude de manifestations d’appuis sur les tracts et journaux de campagne
socialistes.
Le summum en la matière étant ceux de la candidate socialiste du canton centre, à croire qu’elle passe son temps à assister toute la misère du
monde qui, comme par hasard, se trouverait concentrée sur son canton. Car tout le monde le sait les socialistes ont le privilège de l’assistanat, de l’aide aux plus démunis.. Puisqu’ils ne
parlent que de cela… « On a fait l’impossible pour vous et demain on fera encore mieux… » Semblent ils dire à chaque ligne
On pourrait demander aux nombreux SDF et exclus du quartier ce qu’ils pensent de cette si positive et bienfaisante action…
Y sont présentés, avec photos, les principaux soutiens de la candidate, lesquels ont presque tous d’importantes responsabilités dans
"certaines" associations locales.
Hormis le fait qu’une association est par définition apolitique et que lesdits soutiens n’affichent pas leurs fonctions électives
associatives, on frôle là ce que certains pourraient qualifier d’abus de bien moral.
J’avais évoqué le sujet avec la présidente de la plus importante association de quartier du canton, il y a quelque temps, la taquinant sur ses
accointances socialistes. « Pas du tout » m’avait-elle répondu, »je suis seulement du coté de ceux qui me donnent de
l’argent pour faire vivre mon assoc’, si demain c’est vous (la droite, voulait-elle dire), je serai de votre coté… pour le bien de l’association… ». Déclaration
légitime et tout à l’honneur du respect de neutralité politique inhérent à la fonction de présidente de cette personne.. Sauf que, certainement sans s’en rendre compte, elle vient de franchir la
ligne jaune en affichant officiellement son soutien, en tant que responsable associative, à la candidate du parti socialiste. Il n’est pas certains que les nombreux adhérents qu’elle a su fédérer
autour d’elle apprécient tous cette prise de position quelque peu aventureuse…
Cependant, il ne faut pas lui en vouloir, car elle est prisonnière du système, mis en place depuis si longtemps qu’il parait normal.
En terre socialiste, les subventions aux associations sont donc bien le fait du Prince (du Comte comme ils disent..) et si vous n’êtes pas
« bien en cour » vous n’avez aucune chance d’obtenir une aide.
Il s’agit, encore là, d’une illustration des méthodes de marketing déviant et électoraliste de nos gouvernants locaux socialistes :
Mettre insidieusement, par l’argent, les associations au service des politiques, alors que la normalité est l’inverse ; ce sont les élus qui sont au service des associations et de la population et, la morale publique l’exige, sans aucune contrepartie politique.
Etre au service de toutes les associations, sans exclusive, leur faire attribuer la manne providentielle avec pour seuls
critères une existence avérée et des activités utiles et constatées.. Surtout ne rien en attendre en retour, c’est la
philosophie choisie par Jean Pierre Brenas, lui aussi candidat aux cantonales sur le canton de Clermont-Centre et qu’il a développée dans un entretien vidéo sur son
blog de campagne.
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